Le Centre Pompidou ouvre ses portes aux oeuvres de « Salvador Dalì »

Akiko a fait son road trip à Paris pour aller voir ce qui se passe dans la capitale
et ça grouille, en ce moment, d’expos uniques comme Hopper , Hokusai……..

Mais celle qui a attiré particulièrement notre attention, c’est l’expo de Dali. Une expo que Beaubourg nous offre pour 2012, une trentaine d’années après la dernière rétrospective consacrée à l’artiste par le musée parisien. Certes, il y a un peu d’attente mais ça vaut le détour, vous ne serez pas déçus. Les œuvres les plus fameuses de Dalí sont bien là: « La persistance de la mémoire », « Le grand masturbateur » ou encore « Le sommeil » .

Le Centre Pompidou rend hommage à l’un des créateurs les plus complexes et prolifiques du XXème siècle : Salvador Dalí. Figure magistrale de l’histoire de l’Art moderne, surtout du Surréalisme, Dalí est aussi l’un des artistes les plus controversés. C’est toute la force de son œuvre et toute la part que tient sa personnalité, dans ses traits de génie comme dans ses outrances, que cette exposition inédite se propose d’aborder.
L’exposition suivra un parcours chrono-thématiques qui abordera les thèmes: le dialogue entre l’œil et le cerveau, les rapports entre l’artiste et la tradition, mais aussi Dalí comme pionnier de la performance.

« Le Sommeil », Salvador Dali (1937)

Biographie
Salvador Felipe Jacinto Dalí y Doménech naît le 11 mai 1904 à Figueras, au nord de la Catalogne. La région de son enfance aura toujours une place privilégiée dans son œuvre comme dans sa vie. Très tôt, il manifeste une attirance pour l’art figuratif et la peinture révélant déjà sa personnalité originale et inspirée. Il suit des cours particuliers de dessin. Alors qu’à Paris le dadaïsme est à son apogée, Dalí est admis à l’Institut San Fernando, l’École des beaux-arts de Madrid. Il y perfectionne sa connaissance de la sculpture, du dessin et de la peinture. Contestant violemment la capacité de ses professeurs, Dalí est expulsé des Beaux-Arts de Madrid. Il en sera exclu en 1922 pour incitation à la rébellion des élèves de l’école. C’est à cette époque qu’il rencontre Lorca et Buñuel, tandis qu’au cours de son premier voyage en 1926 à Paris il fera la connaissance de Picasso. À Paris, Dalí fait la connaissance de Breton, Eluard, Magritte et Ernst. Il rejoint officiellement le groupe surréaliste. Durant l’été 1929, le poète Paul Eluard et sa femme Elena (Gala) rendent visite au peintre dans sa maison de Cadaqués. C’est le coup de foudre entre Dalí et cette femme. Elle sera sa « muse surréaliste », l’inspiratrice de sa vie et de son œuvre. Il s’imposa en Espagne en 1929 bien avant le mouvement français du même nom. Il creusa, d’ailleurs, sa propre niche en affirmant : « Le surréalisme, c’est moi ! »

La tentation de Saint-Antoine (1946) de Salvador DALI.

« La tentation de Saint-Antoine », Salvador DALI, (1946) .

Si nous devions décrire cette expo nous la qualifierions de boulimie ingénieuse. Salvador Dali déborde d’inventivité et d’ingéniosité, il faut l’avouer, c’est un génie autant dans ses idées que dans sa technique. Rien n’est fait au hasard, c’est un artiste accompli.

Salvador Dali, ce n’est pas que ses peintures, mais c’est aussi un performeur, une autre vision du monde, et tout au long de l’expo on passe par tous les courants artistiques en passant par le réalisme, le Dadaisme et le Surréalisme. Il s’essaye à tout, une manière peut être de nous montrer qu’il maîtrise toutes ces techniques artistiques.

Parfois je crache par plaisir sur le portrait de ma mère, 1929 Dali joue avec les mots, d’inspiration dadaïste .

Mais ne nous égarons pas, l’exposition démarre avec la naissance, matérialisée par Salvador Dali en position fœtale. On débute l’exposition par cette photo de Phillipe Halsman (Mémoire prénatale, 1941) qui représente le début de « tout ». Dali raconte se souvenir, avec beaucoup de précisions de sa vie intra-utérine, thème qui revient régulièrement dans son œuvre.

Il va jusqu’à matérialiser les rêves, les fantasmes comme si à travers tout ça, il pratiquait sa propre psychanalyse et nous fait entrer dans son subconscient. Ce qui nous amène au fait qu’il ait côtoyé  Freud . Ces oeuvres sont un défouloir où tout jaillit, c’est impudique, ça dérange et c’est fascinant notamment de voir la réaction des gens outrés de voir des pénis omniprésents .

« Le Grand Masturbateur », Salvador Dali, (1929).

Définir l’univers de Dali est assez difficile, parce que c’est réellement un monde. Il est unique dans l’Histoire de l’art. Vous voyagerez dans un monde abracadabrant, bizarre, énorme, étonnant, extraordinaire, extravagant, fabuleux, fantastique, féerique, formidable, hallucinatoire, illusoire, imaginaire, incroyable, invraisemblable, irréel, magique, mensonger, merveilleux, mythique, prodigieux, rocambolesque, sensationnel, surnaturel, thaumaturgique, fantasmagorique et découvrirez plus de 300 œuvres qui ont fait de Salvador Dalí l’un des artistes majeurs du XXème siècle.

 » instalation Sofa Mae West », Salvadore Dali, (1936 – 1937)

Dalí designer

Artiste complet, Dalí était aussi un designer de talent, qui créa divers objets et du mobilier dont le fameux Mae West Lips Sofa. Dalí pensait déjà en 1936 que tout portrait pouvait se transformer en mobilier de salon. Selon Dalí, l’art doit envahir la vie. Il s’intéressa donc au mobilier après sa rencontre avec le célèbre décorateur Jean-Michel Franck. Vers 1934-1935, Dalí réalisa à partir du portrait photographique de l’actrice Mae West un tableau à la gouache ayant pour titre Visage de Mae West, pouvant être utilisé comme appartement surréaliste. Dans cette composition, Dalí conçoit le visage comme une pièce où chaque partie du visage est un élément pouvant constituer un salon. Exemple : le nez devient une cheminée, les lèvres, un canapé, les yeux, des tableaux.

Dalí illustrateur

Outre ses qualités de peintre, Dalí mit son talent d’illustrateur au service des chefs-d’œuvre de la littérature. L’artiste a ainsi réalisé plus de 300 œuvres graphiques (illustrations, gravures, sérigraphies et lithographies)

Dalí et la publicité / le cinéma

Très tôt fasciné par le cinéma, Dalí collabora avec son ami Luis Buñuel à la réalisation du « Chien andalou » (1929), puis à « l’Âge d’or » (1930), ouvrant la voie au cinéma surréaliste. Aux Etats-Unis, en 1946, il créa les décors du film « la Maison du Docteur Edwards », d’Alfred Hitchcock. La même année, il dessina plusieurs maquettes pour un dessin animé de Walt Disney, nommé « Destino », qui resta inachevé. Dalí n’hésita pas à s’immerger dans la culture populaire à travers la publicité. Il créa des couvertures de magazines américains pour the American Weekly, Vogue, Town & Country, des pochettes de disques, et travailla pour les collants Bryans Hosiery, la bouteille Perrier, pour Alka Seltzer, pour Datsun. Il se mit même personnellement en scène dans l’inoubliable spot pour des escargots en chocolat :  » Je suis fou du chocolat Lanvin ! « 

« Prémonition de la guerre civile », Salvadore Dali, (1936)

Tel un tout puissant il revisite des toiles, il s’ intéresse à plusieurs peintres du passé, en particulier à Vermeer. Il reprend à l’identique la « Dentelière de Vermeer », mais aussi les visages écorchés de Goya, ou encore son rivale Picasso. Une toile particulièrement nous renvoie à sa mégalomanie, celle du Christ sur sa croix. C’est une vue de haut, une vue des cieux .

« Le christ de gala », Salvadore Dali, (1936)

Il a aussi utilisé des méthodes, un peu plus tard, telle que la double image. Il s’agit de prendre une forme et de la traiter de manière à ce qu’elle soit interprétée de manière différente selon les points de vue.

« La main de Dali retirant une toison d’Or en forme de nuage pour montrer a Gala l’aurore toute nue tres tres loin derriere le soleil » (1977)

Quand on voit toutes ces oeuvres, on se rend compte à quel point il a été productif  depuis les années 30. Ces toiles surréalistes avec des bouts de chair qui s’allongent, qui s’étirent, un univers complètement  fantasmé, complètement rêvé, un univers glauque parfois, un peintre génial qui a touché à tout, a illustré les principaux thèmes de la littérature, de la mythologie, de l’histoire et de la religion, sont le reflet de son génie, berçant notre imagination.

Son oeuvre traversera le temps, et Dali restera une référence dans le monde de l’art contemporain.

AKIKO CREW.

AKIKO -architectures plurielles- (architectes Bordeaux- architectes d’intérieur Bordeaux et design )

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