L’EXPOSITION RON MUECK à la Fondation Cartier

Lorsque vous entrez dans la Fondation Cartier, tout d’abord vous êtes impressionnés par l’architecture du bâtiment dessiné par l’architecte Jean Nouvel, tout en transparence et en reflets. Mais bien que sensible à cette architecture de verre et son parc arboré, les visiteurs s’avancent, s’interloquent. Mais quel est cet artiste, cet apprenti créateur, qui joue avec les êtres ?

Ron Mueck, artiste sculpteur australien hyperréaliste. Son père est sculpteur sur bois et sa mère travaille à la fabrication de poupées de chiffons, il passera son enfance à fabriquer des choses et d’autres. Il débutera à la télévision et au cinéma comme artiste en effets spéciaux, il ne lui fallut pas longtemps pour créer sa propre société de production de sculptures réalistes.

Cet artiste a su développer une technique et un matériau pour la création de ses sculptures qui se compose de résine, fibre de verre et silicone.

 

Les détails sont stupéfiants, chaque cheveu, chaque pore, chaque défaut, chaque veine et ride sont révélés. C’est une belle leçon du corps. Il y traite le thème de l’Homme, de la naissance à la mort….

Mais pas seulement, l’émotion est là ! Les sculptures semblent réelles. Le choix des postures, la mise en scène de l’être, dans son désarroi et sa solitude créent chez le visiteur une impudeur qui dérange. Mueck dévoile les secrets de la vie et donc du temps qui passe, pour finir par la mort.

 

 

Il va donc jusqu’à nous émouvoir, nous heurter, il exerce un pouvoir sur le visiteur, une ambiance triste et froide, c’est à la fois grandiose et angoissant. Il détient les clefs de la « création » c’est juste fort, très fort!!!!!!!

Pouvoir donner et reprendre, jouer avec le curseur de l’intensité de nos émotions en une seule visite grâce au réalisme de ces figures humaines. Notamment les regards, qui par la réalisation exceptionelle des yeux, sont autant de portes ouverte sur les histoires de chaque personnage.

Dans « Still Life 2009 » et « Youth 2008 » coup de couteau sur un poulet et sur un jeune garçon. Il nous montre sa maitrise de la plaie ouverte.

 

Il interroge le spectateur sur la vie, le temps qui passe, le corps qui se transforme, qui se dégrade… Il interroge les formes, la matière de ce corps… toutes ces sculptures racontent une histoire.

Le « Man in a Boat 2002 »

 

L’artiste révèle l’être et nous met en face de la réalité, il va jusqu’à nous déranger dans nos vies  « tranquilles »,  même si c’est pour nous mettre en face de la vie douloureuse ou de la vieillesse. Nous sommes vraiment en recherche de vérité, il nous la donne sans complexe, qu’elle plaise ou non.

Une pointe d’humour tout de même avec Drift (2009) …..

Cette exposition se prolonge jusqu’au 27 octobre 2013

AKIKO -architectures plurielles- (architectes Bordeaux- architectes d’intérieur Bordeaux et design )

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